Fiche Auteur

BASCH Sophie

Sciences Humaines

Biographie

Née à Bruxelles en 1963, Sophie Basch est professeur de littérature française à l’Université Paris IV-Sorbonne. Sophie Basch a été conservateur à la Bibliothèque royale de Bruxelles (1992-1997), puis professeur à l’Université de Haute-Alsace (Mulhouse) (1998-2002), à l’Université de Poitiers (2002-2007) et aujourd'hui à la Sorbonne (depuis 2007).

 

Elle a également reçu en 1997 le Prix de la Classe des Lettres de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-arts de Belgique pour Le Mirage grec (Hatier, 1995), ainsi que le  Prix « Italiques » pour l’ouvrage Paris-Venise, 1887-1932 - La « folie vénitienne » dans le roman français de Paul Bourget à Maurice Dekobra (Honoré Champion, 2000).

 

Durant son séjour à Beyrouth, outre sa participation au Salon, Sophie Basch assurera un séminaire de littérature française à l'USJ, invitée par le professeur Nayla Tamraz.

 

Bibliographie

 

1995         Le Mirage grec. La Grèce moderne dans la littérature française depuis la création de l’École française d’Athènes jusqu’à la guerre civile grecque (1846-1946), Hatier, 537 p.

1997         Léopold de Belgique, Voyage à Constantinople (1860), établissement, présentation et annotation du manuscrit [photographies de Claude-Marie Ferrier (1857)], Complexe, 176 p. 

2000         Paris-Venise, 1887-1932. La « Folie vénitienne » dans le roman français, de Paul Bourget à Maurice Dekobra, Honoré Champion, 202 p.

2002         Romans de cirque, Robert Laffont, 928 p.

2004         Les Sublimes Portes. D’Alexandrie à Venise, parcours dans l’Orient romanesque, Honoré Champion, 326 p. 

2008         Le Grand Meaulnes, Édition critique d’Alain-Fournier, Le Livre de Poche, 350 p.

 

Discours et articles sur la question d’Orient de Lamartine, André Versaille éditeur, 10/2011, 432 p.

L’importance des discours et articles d’Alphonse de Lamartine (1790-1869) est capitale pour comprendre non seulement l’enjeu supérieur que constitue la « question d’Orient » au XIXe siècle, mais également la politique extérieure de la monarchie de juillet et des débuts de la Deuxième République (et bien sûr aussi pour l’histoire littéraire). Le présent volume réunit tous les discours et articles relatifs à la « question d’Orient », qui occupa toute l’Europe du XIXe siècle. Figure majeure du romantisme, le poète fut aussi un des premiers acteurs de la vie politique française. Son parcours politique est étroitement lié à son voyage en Orient. Élu à la Chambre en 1833, alors qu’il chevauchait entre Damas et Beyrouth, Lamartine inaugura sa carrière de député par un retentissant discours sur le démembrement de l’Empire ottoman, qui occupa les grandes puissances de la fin du XVIIIe au début du XXe siècle. La fameuse « question d’Orient » le mobilisera pendant près de trente ans. Son opinion évolue : lui qui pariait initialement sur un effondrement des Ottomans deviendra leur défenseur. L’ensemble de ces discours et articles réunis dans ce volume révèle non seulement un grand orateur mais aussi un politique avisé, qui n’hésite pas à revenir sur ses erreurs. La « question d’Orient » s’est aujourd’hui déplacée. Ses enjeux demeurent cruciaux. Les écrits de Lamartine, par l’éclairage historique qu’ils apportent sur les processus de modernisation des sociétés orientales, continuent d’éclairer le présent. Source : André Versaille éditeur

Souvenirs, impressions, pensées et paysages, pendant Un Voyage en Orient (1832-1833) ou Notes d’un voyageur, Gallimard, 05/2011, 1175 p.

Quand en juillet 1832 Lamartine s’embarque pour un voyage en Grèce et dans l’Empire ottoman, c’est un écrivain célèbre, élu depuis trois ans à l’Académie française, auteur de poèmes d’inspiration intime et religieuse : les Méditations et les Harmonies. Mais il déclare : « J’ai l’Orient dans l’imagination. C’est un de ces désirs qu’il faut satisfaire, il y en a tant qu’il faut étouffer. » Le véritable périple, commencé en juin 1832, finit en octobre 1833. Quant au récit, la tradition encyclopédique héritée du XVIIIe siècle s’y allie au goût du pittoresque romantique ; pérégrination d’un poète qui voyage en humaniste, sans préjugé négatif envers l’Islam, à un moment charnière pour l’Empire ottoman, menacé par les troupes égyptiennes. Des sources orientales sont insérées comme des morceaux bruts dans le récit : la démarche s’apparente à celle des orientalistes, à l’heure où la sauvegarde du patrimoine populaire occupe l’Europe entière. Entamée à l’automne 1833, la rédaction sera achevée en quatre mois, de juillet à septembre 1834. L’ouvrage paraît d’avril à juin 1835 : périple révélateur du rôle déterminant de l’orient dans l’œuvre d’une des plus grandes figures littéraires et politiques du XIXème siècle. Lamartine le résume ainsi: « Je partis pour l’Orient, et j’y promenai deux ans mon inquiétude dans la Turquie, dans l’Archipel, dans le Taurus, dans la Terre sainte, dans la Syrie, dans le Liban. Je revins. » Source : Gallimard